L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'INFANTERIE/ CANADIAN INFANTRY ASSOCIATION

 

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CA NE PEUT JAMAIS ARRIVER ICI! IMPOSSIBLE, N'EST-CE PAS?

("L'armée appelée à combattre le terrorisme

- Le Globe & Mail du 17 février 1992)

Peu de gens aiment se lever tôt le samedi matin après être sortis la veille, surtout lorsqu'ils doivent être au travail à 6 h au plus tard. C'est peut-être pourquoi, pensaient les enquêteurs, tant de tasses de café avaient été trouvées près des corps ou dans des mains sans vie qui continuaient à les serrer.

Ce samedi-là avait commencé comme tout autre samedi à l'aéroport. Avant l'aube, les camions des traiteurs et les camions de service avaient commencé à aller d'un aéronef à l'autre tandis que, à l'intérieur des aérogares, le personnel des transporteurs et celui des concessionnaires rejoignit bientôt les nettoyeurs et les agents de sécurité. Les premiers passagers commencèrent à arriver par petits groupes, en avance d'une heure ou à peu près sur l'horaire des premiers vols de départ, mais l'aéroport ne serait pas congestionné avant le milieu de la matinée. Puis, les premiers vols en provenance de l'étranger commenceraient à atterrir et les passagers qui en débarqueraient, à envahir les aires de retrait des bagages et les stations de taxis.

C'est surtout pour cette raison que les terroristes choisirent de frapper à 8 h. Les otages effectivement à l'intérieur des aérogares seraient d'un nombre facile à contenir, les avions à l'arrivée n'auraient plus de carburant et ne pourraient peut-être pas se poser ailleurs, et la panique qui s'ensuivrait à mesure que passagers et parents auraient appris l'attaque ne tarderait pas à obstruer toutes les voies et routes qui mènent à l'aéroport. Ce désordre, raisonnaient les terroristes, les aiderait à gagner un temps considérable avant que les forces de sécurité locales puissent s'organiser. Le fait d'attaquer pendant la fin de semaine arrangerait lui aussi les choses puisque, en Amérique du Nord, c'était presque toujours la période de détente et les terroristes choisirent un samedi au lieu d'un dimanche sachant qu'ils n'auraient pas à affronter la sécurité redoutable d'El Al le jour du sabbat.

Il semblait sans aucun doute que l'attaque de l'aéroport s'était parfaitement déroulée. Utilisant des armes munies de silencieux, les terroristes avaient impitoyablement massacré presque tout l'effectif de la police avant que l'alarme ne fût donnée. La plupart des agents de police, remarquaient les enquêteurs, furent trouvés leur revolver de service encore dans l'étui. Des livrets de procès-verbaux ou les tasses de café furent trouvés dans les mains de la plupart des victimes mais, près du centre de communication, deux agents de police, leurs revolvers vides, étaient couchés dans une mare de leur propre sang. Ce n'avait pu être qu'une bataille inégale, car leurs corps ou plutôt ce qui en restait (après que les grenades eurent fait leur oeuvre) avaient reçu chacun plus d'une trentaine de balles. À cause de cette scène, de nombreux sauveteurs furent violemment malades.

Néanmoins, grâce aux quelques secondes qu'ils avaient gagnées au prix de leur vie, les membres du centre de communications de la police eurent juste le temps de communiquer la nouvelle de l'attaque au Service de la police, situé au centre-ville. Là aussi, sous l'effet du choc, les opérateurs radio lâchèrent leurs tasses de café tout en prêtant l'oreille d'abord aux appels paniqués en provenance de l'aéroport, puis au bruit d'un bref mais furieux échange de coups de feu, enfin au crépitement des parasites qui signalait la mort de la salle radio de la police de l'aéroport et de tous ceux qui y étaient de service.

Galvanisés par le choc, les locaux du Service de la police ne tardèrent pas à ressembler à une fourmilière du fait de la présence du groupe d'intervention de crise alerté par le rappel d'urgence. À voir l'accoutrement de ses membres, on devinait combien de fins de semaine avaient été interrompues. Les uns portaient la tenue de joueur de base-ball, les autres l'uniforme d'agent de police; les blue-jeans avaient fait place au pantalon rayé de l'uniforme et les T-shirts tachés de peinture aux chemises couvertes de sueur. La nervosité augmentait leur transpiration à mesure qu'ils comprenaient combien de leurs collègues et amis ne répondaient pas à leurs radios - pour ces derniers, la fin de semaine était à jamais interrompue.

Dans un bureau, un surintendant grisonnant leva la tête, le temps d'ordonner à un jeune agent de police secoué d'aller chercher un petit déjeuner pour eux deux, avant de se replonger dans la lecture d'un classeur d'un rouge brillant. L'air renfrogné, il se tourna vers son téléphone et commença à composer un numéro. Après deux sonneries, dans un autre Service de la police situé à l'autre bout de la ville, un agent portant l'uniforme d'une couleur différente souleva l'écouteur tout en déclinant son identité: "Ici l'agent de service - Opérations!". C'est ainsi que la contre-attaque commença.

À l'aéroport, les terroristes avaient atteint sans grande difficulté la plupart de leurs objectifs. Le retard qu'ils avaient mis à s'emparer de la salle radio de la police avait été un simple contre-temps étant donné qu'il ne leur avait fallu qu'une minute de plus que pour pénétrer dans le dépôt d'armes de la police. Là, le petit stock de munitions et d'armes automatiques leur avait semblé presque dérisoire à côté des lourdes charges qu'ils portaient.

À plusieurs points qui entourent le paramètre de l'aéroport, tout ce qui restait des patrouilles de la police municipale qui avaient essayé de venir au secours de leurs collègues de l'aéroport, c'étaient des épaves carbonisées. La fin de la guerre froide avait permis au commerce d'armes illégales de prospérer. D'énormes quantités de roquettes antichar avaient inondé le marché, grâce à quoi cette bande de révolutionnaires avaient pu en acquérir plusieurs à des prix avantageux pour ne les utiliser que sur les voitures de police non blindées. Les terroristes avaient maintenant établi des postes d'observation (PO) d'où ils pouvaient surveiller toute autre tentative téméraire de se ruer vers l'aérogare et tirer sur ceux qui s'y livreraient.

À l'intérieur du bâtiment principal, la chef des terroristes dénombrait les otages. La récession avait vraiment porté un coup dur au transport aérien, vu le nombre des otages, beaucoup plus petit que prévu. S'adaptant à la situation, la chef expédia davantage de ses compagnons aux points du périmètre où ils pouvaient signaler plus rapidement toute contre-attaque. Les terroristes ne s'attendaient pas à beaucoup de combat pendant plusieurs heures, peut-être même pas avant le lendemain.

La police semblait maintenant se contenter d'encercler l'aéroport et il était peu probable qu'elle tentât une nouvelle patrouille d'exploration quelconque. Les forces de l'ordre de la communauté urbaine comptaient moins d'armes automatiques dans tout leur arsenal que les terroristes et il était certain qu'elles ne possédaient aucune des armes de combat comme les grenades de fragmentation , les roquettes antichar, etc. Elles avaient appris de nombreuses leçons auprès d'autres forces de l'ordre dans une situation antérieure vaguement semblable. L'équipe "spéciale" de ces dernières avait essayé de prendre d'assaut une barricade défendue par un effectif moins nombreux que celui qui défendait l'aéroport maintenant, mais avait été repoussée par une pluie de balles. Par la suite, on avait fait appel à l'armée, qui avait mis fin à l'impasse par la supériorité écrasante du nombre et des armes. En conséquence, les forces de l'ordre se contentaient désormais, partout au pays, de faire respecter la loi et de laisser à l'armée le soin de mener les combats.

Avec nonchalance, peut-être même avec arrogance, la chef des terroristes se promenait d'un PO à l'autre pour vérifier la vigilance de ses compagnons et l'état de préparation des armes. Les terroristes pouvaient se permettre de se détendre pour le moment, puisqu'ils savaient que la base militaire la plus proche était à plusieurs milles de distance. Ils avaient étudié avec soin l'état de préparation de l'armée et avaient jugé que, grâce aux restrictions budgétaires imposées à celle-ci après la fin de la guerre froide, il leur serait plus facile d'accomplir leur mission.

Nos troupes de combat les plus proches se trouvaient à des centaines de milles de là et, pour les faire venir à l'aéroport, nos forces aériennes ne pouvaient disposer dans l'immédiat que d'un nombre insignifiant d'hélicoptères et d'aéronefs de transport. Notre pays a dispersé partout dans le monde de nombreux aéronefs pour appuyer les opérations des Nations-Unies, tout comme il a dispersé la plupart des soldats qui auraient pu s'opposer à la capture de l'aéroport.

Interrogeant les sentinelles de chaque PO, la chef des terroristes leur posait les mêmes questions sur les champs de feu, les signaux, l'activité observée de la police et, spécialement, la détection de tout aéronef militaire. Les leçons enseignées aux terroristes par le KGB avaient été explicites : une fois l'armée intervenue pour les affronter, ce ne serait plus qu'une question de temps et le temps était le facteur qui comptait le plus pour leur cause. Plus ils pouvaient prolonger leur prise de l'aéroport, plus la presse mondiale leur accorderait d'attention, donc plus leur manifeste politique recevrait de publicité.

Sans soupçonner que son souci du détail contribuerait bientôt à sa perte, la chef des terroristes inspecta chaque PO. Satisfaite après avoir fait un tour complet de la position, elle commença à regagner l'aérogare à petits pas. Les sentinelles avaient signalé chacune que l'activité de la police était minimale et que les seuls aéronefs qu'elles avaient détectés étaient des hélicoptères civils.

D'abord, cette nouvelle causa une certaine alarme chez les terroristes. Ils étudièrent les hélicoptères à travers leurs jumelles et lurent les lettres "AFAC" sur les fuselages. Comment cette suite hétéroclite d'hélicoptères peints en bleu, en orange, en rouge et en d'autres couleurs qui faisaient penser à des bourdons géants, allant et venant sans but précis, ne planant ça et là que pour quelques secondes, puis apparemment s'éloignant à toute allure, pourrait-elle poser une menace quelconque?

Les terroristes conclurent que ce cirque volant n'était autre chose que des aéronefs affrétés d'une certaine station de télévision "AFAC" qui transportaient cameramen et reporters d'un point à l'autre du périmètre de l'aéroport. Après tout, raisonnaient-ils, aucune police ni aucune force militaire normale ne se serait lancée dans une mission anti-terroriste en se déplaçant, au grand jour, à bord de ces aéronefs bariolés. Tranquillisés, ils accordaient moins d'attention aux hélicoptères civils et guettaient, en scrutant le ciel, l'arrivée des sombres aéronefs de combat menaçants qui, craignaient-ils, les suivraient.

Satisfaite que tout se déroulait comme prévu, la chef des terroristes fit demi-tour et commença à regagner l'aérogare principale. Néanmoins, quelque chose la tracassait, mais quoi? Elle marchait lentement, tête baissée, plongée dans ses pensées. Soudainement, elle s'arrêta, le coeur battant. «AFAC, AFAC, ...», souffla-t-elle. Puisant dans les souvenirs de toutes ses années de séjour dans la ville, elle ne se rappelait aucune station de télévision à l'indicatif AFAC. Elle ne savait et ne saurait jamais ce que l'indicatif représentait, mais elle comprit soudainement qu'il annonçait des ennuis.

À toute allure, elle retourna sur ses pas et commença à revenir en courant au PO le plus proche auquel elle criait l'ordre d'abattre les hélicoptères. Ne parvenant pas à le saisir au premier abord, les terroristes qui y étaient postés se levèrent et mirent leurs mains en cornet pour mieux entendre leur chef. Déroutés et intrigués, ils ne comprirent pas pourquoi elle avait commencé à leur lancer des cris ni ce qui l'avait fait soudainement s'arrêter et l'avait projetée par terre en arrière comme si elle avait reçu un coup de poing géant. Ils n'eurent qu'une fraction de seconde supplémentaire pour comprendre le mystère. Puis, plusieurs choses se produisirent à la fois.

Par chance ou par science, les tireurs d'élite du régiment de carabiniers et du régiment Highland partageraient plus tard l'honneur d'avoir tué la chef des terroristes. Dans ses breffages sur la menace, le G2 du secteur avait souligné le conseil donné par l'Interpol : abattre en premier lieu les femmes terroristes (les membres masculins de la police avaient plus tendance à hésiter à tirer, ce qui entraînait souvent leur propre mort).

Les sentinelles terroristes ne comprirent pas que, en tirant les balles qui avaient réduit au silence leur chef, les tireurs d'élite donnaient aussi aux pelotons d'infanterie le signal d'ouvrir le feu. S'avançant à plat ventre à travers l'herbe centimètre par centimètre, les soldats avaient parcouru une grande distance depuis leur point de départ, l'endroit où les hélicoptères de l'Auxiliaire des Forces d'aviation canadiennes (AFAC) s'étaient posés juste le temps de permettre aux membres de chaque section de sauter à terre.

Puisque les sentinelles ne vécurent que pendant un instant après la vive détonation produite par les coups de fusil des tireurs d'élite, aucune d'entre elles n'avait compris pourquoi l'herbe autour de leurs positions semblait se transformer subitement en flammes. Dans les comptes rendus immédiats classifiés, on se contenterait d'expliquer que les hélicoptères d'observation avaient déterminé la position de chaque poste pendant que la chef des terroristes avait fait son inspection. Il avait été relativement facile à certains des pilotes, reporters de circulation dans la vie civile, de repérer chaque PO pendant qu'ils zigzaguaient d'un point à l'autre dans les airs.

Lorsque chaque PO fut attaqué par deux ou trois sections d'infanterie, il importait vraiment peu que quelques coups aient manqué leur cible par suite de la nervosité des tireurs, de leur agitation ou de leur manque d'adresse. Les terroristes qui se trouvaient le plus près de leur chef ne surent jamais qu'ils étaient soulevés de terre au moment où une charge de plomb perçait leurs corps, les projetant littéralement en l'air de plusieurs pieds avant que leurs restes ensanglantés ne soient retombés.

Dans ce cas d'urgence, les officiers des opérations du secteur avaient été obligés d'oeuvrer à l'aide des seules forces dont ils pouvaient immédiatement disposer. Même si le 21e Commando anti-terroriste (formé en remplacement du GSIU de la GRC) se trouvait à des heures de distance, deux compagnies d'infanterie de réserve s'entraînaient cette semaine-là l'une à Toronto, l'autre à Hamilton. Formant rapidement une force composite, l'état-major des opérations avait exécuté alors un plan de contingence qui avait été répété à de nombreuses reprises au cours de plusieurs exercices de district et de secteur antérieurs.

Comme dans la guerre des Malouines, il avait fallu aux intéressés un bon moment pour comprendre que les munitions qu'ils recevaient étaient des balles et non pas des cartouches à blanc et qu'ils n'utilisaient pas des dispositifs de tir à blanc.

En outre, toute distinction entre Force régulière et Force de la Réserve disparut à l'instant où les soldats appuyèrent sur la détente de leur fusil. C'était la première fois, pour chacun des deux groupes, qu'ils avaient visé, tiré et touché une cible humaine à l'aide de quelque chose d'autre que le système MILES. Habitués aux cibles-silhouettes nos 11 ou 12, certains furent très surpris lorsque les terroristes semblèrent se transformer en sources écarlates. Le silence qui suivait l'ordre de cesser le feu ne fut rompu par aucune des plaisanteries qu'ils entendaient d'habitude sur les champs de tir lorsqu'ils examinaient les silhouettes de carton pour voir s'ils avaient fait mouche.

L'arrivée foudroyante des avions de combat ne tarda pas à mettre fin à ce moment qui hypnotisait tant les équipes de tir. Certains virent les ombres des chasseurs à mesure que ces derniers, en guise de diversion, passaient au-dessus d'eux comme des éclairs et ne levèrent les yeux à temps que pour être secoués par des coups de tonnerre. D'innombrables fenêtres furent brisées ce jour-là par les bangs soniques car les pilots avaient renoncé à observer les restrictions imposées en temps de paix aux survols supersoniques.

Puis vinrent les hélicoptères camouflés, descendant en piqué si bas que, dans certains cas, ils volaient au-dessous des lignes de transport d'électricité (passant outre à plusieurs règlements de temps de paix). Représentant la première cellule aéronautique vraiment commune achetée pour chaque service, ces nouveaux hélicoptères pouvaient décoller d'une frégate comme d'un champ d'aviation de terre (les mêmes mesures de protection prises contre l'eau salée étaient aussi efficaces contre la poussière). Ce n'était qu'à l'arrivée de la troisième vague qui transportait l'équipe médicale qu'on pouvait apercevoir les couleurs plus vives des aéronefs de sauvetage et de ceux de la Garde Côtière.

Ces derniers aéronefs avaient attendu aux aires de manoeuvre aménagées sur les toits de divers hôpitaux tandis que leurs doubles peints en vert avaient été rassemblés sur les terres agricoles du nord de l'aéroport. Posés sur le terrain des fermes situées juste près de l'autoroute principale, ils avaient pris à bord des passagers coiffés d'un béret couleur sable. Les membres des deux équipes se serrèrent la main, étant de vieux amis pour avoir subi l'entraînement combiné aux mêmes exercices de district et de secteur avec les bataillons d'infanterie.

À mesure que les transports arrivèrent à l'aérogare, certains d'entre eux amorcèrent l'arrondi et se posèrent brusquement. D'autres faisaient du vol stationnaire au-dessus du toit tandis que leurs équipes d'assaut descendirent en rappel et que d'autres encore touchèrent le sol juste le temps de permettre aux troupes de se précipiter hors des portes et de se jeter sur le pont. Puis, les moteurs vrombissant, les appareils remontèrent vers le ciel et commencèrent à zigzaguer en avant et en arrière pour éviter le feu d'armes portatives ou d'autres armes tout en gardant leurs tourelles de menton braquées sur le bâtiment.

C'est seulement beaucoup plus tard que les équipes d'interrogation découvrirent que la majorité des terroristes irréductibles, en particulier leurs chefs, avaient été abattus pendant l'échange de feu initial. Le reste perdirent subitement leur résolution de mourir en combattants et leur dévouement total à la cause révolutionnaire de leur groupe. Apparemment, la vue de leurs camarades réduits en bouillie ensanglantée mina courage et détermination. Les comptes rendus immédiats ne renfermaient pas, heureusement, une longue liste de nos pertes. Le feu ennemi avait été sporadique au mieux par suite de la rapidité et de la violence de la contre-attaque. La nouvelle tenue de protection avait joué un rôle utile elle aussi, ayant empêché la plupart des blessures d'être fatales.

Les comptes rendus immédiats ne firent non plus beaucoup d'allusions ni aux troupes de la Force régulière ni à celles de la Réserve, se contentant de louer l'action de diverses unités. Au cours des années antérieures, nos bataillons de réserve avaient été renforcés d'un nombre considérablement accru de troupes de la Force régulière et l'on s'était attendu à des frictions qu'une telle mesure provoquerait. Mais le fait que tous portaient maintenant l'insigne de l'unité à laquelle ils étaient affectés n'avait pas peu contribué à arranger les choses. Ainsi, si une rivalité interne ruineuse avait divisé les deux fractions, une question de fierté du régiment n'avait pas tardé à rapprocher les soldats de semaine et les soldats de fin de semaine : comment s'intégrer avec rapidité et succès pour battre les autres régiments aux épreuves annuelles de maniement des armes et autres épreuves semblables?

Mais l'histoire n'est qu'un bref récit imaginaire conçu pour susciter quelques conversations animées au mess. Tout cela se produire chez nous? Impossible, n'est-ce pas?

 

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Nouvelle qui a pour auteur le capitaine Mark Bossi (48e Highlanders du Canada)

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1 Jun 08